Lire nos articles en différentes langues ici

Médecins sans frontières (MSF) a saisi l’occasion de la deuxième édition de ses Journées pédiatriques organisée les 15 et 16 décembre 2017 à Dakar (Sénégal) pour démontrer l’intérêt de la télémédecine en Afrique, en particulier pour ce qui est des soins pédiatriques.
 
Partant de sa propre expérience, l’organisation humanitaire explique comment contourner l’absence de pédiatres et de spécialistes de néonatologie dans de nombreuses localités du continent.
 
"Nous avons sur le terrain des équipes de médecins et d’infirmiers généralistes qui ont accès à des spécialistes de tous les domaines de la médecine et dans toutes les langues ; ce qui nous permet d’être plus réactifs sur le terrain", explique Daniel Martinez, pédiatre chez MSF.

“Il y a vraiment un besoin de s’orienter vers la télémédecine en pédiatrie pour améliorer les diagnostics et ensuite les traitements que nous proposons aux enfants”

Souleymane Tassembedo, médecin-épidémiologiste au Burkina Faso

 
Cet accès aux médecins spécialistes est rendu possible grâce à une plateforme internet accessible aussi bien sur ordinateur que sur mobile.
 
"Sur cette plateforme, explique le pédiatre, l’infirmier ou le médecin va décrire le cas clinique auquel il est confronté en attachant les images ou les vidéos associées ; puis envoyer le tout sur la plateforme. Ces informations sont reçues par nos coordonnateurs cliniques qui cherchent ensuite dans notre réseau un ou des spécialistes connaissant le contexte de la région concernée et disponibles pour répondre sur la plateforme".
 
Ces avis de spécialistes vont enfin permettre au médecin ou à l’infirmier généraliste demandeur de mieux traiter son patient.
 
Mais, qu’advient-il si les avis divergent ? "Effectivement, on a souvent des experts qui ne sont pas d’accord. La plateforme permet aux spécialistes de mener un débat sur les problèmes posés. De cette discussion naît une réponse commune et claire", répond Daniel Martinez.
 
A en croire MSF, la plateforme est accessible hors connexion ; sauf que le médecin ne peut que sauvegarder sa requête afin de l’envoyer plus tard lorsque la connexion sera redevenue disponible.
 
Selon l’organisation, l’insuffisance de pédiatres et de néonatologues fait que "l’Afrique centrale et l’Afrique de l’ouest demeurent les régions qui ont la plus forte mortalité infantile, totalisant à elles seules la moitié des décès des enfants de moins de cinq ans dans le monde ".
 

"Un outil fantastique"

 
Aussi cette réponse ne laisse-t-elle pas indifférents les médecins du continent. "J’ai pratiqué la pédiatrie sans la télémédecine et avec la télémédecine ; et je peux vous dire que c’est un outil fantastique", témoigne Ghislain Tchabo, résident en pédiatrie à la Faculté des sciences de la santé à l’université d’Abomey-Calavi au Bénin.
 
"En médecine, poursuit-il, échanger est un trésor. Il y a beaucoup de situations qu’on rencontre sur le terrain et pour lesquelles on a besoin d’un avis de quelqu’un qui a déjà connu le même cas ; afin de partager des expériences pratiques et adaptées à notre contexte en Afrique. Car, donner un avis c’est une chose et donner un avis pour avoir déjà pratiqué dans le même contexte en est une autre."
 
Pour Souleymane Tassembedo, médecin-épidémiologiste au Centre Muraz de Bobo-Dioulasso (Burkina Faso), "il y a vraiment un besoin de s’orienter vers cette alternative-là pour améliorer les diagnostics et ensuite les traitements que nous proposons aux enfants".
 
L’intéressé poursuit : "dans notre pays, il y a un service dédié à la télémédecine qui travaille pour connecter les praticiens qui sont sur le terrain au niveau local avec des médecins qui sont dans les hôpitaux de référence. Et comme les enfants de moins de cinq ans sont l’une des populations les plus touchées par les maladies, ils en seront aussi les principaux bénéficiaires".
 
Selon un communiqué de presse conjoint OMS[1] / UNICEF[2] publié en octobre 2017, 15 000 enfants sont morts chaque jour en 2016 avant d’avoir atteint leur cinquième anniversaire, dont 46% au cours des 28 premiers jours de leur vie, soit 7 000 nouveau-nés.

SCIDEV.NET

Le « National Geographic Traveller » vient de dévoiler sa « cool list » pour 2018 en indiquant les repaires les plus cool, les lieux de rencontre les plus branchés, les pauses de la liste des seaux et les évasions passionnantes … ce sont les 18 destinations prévues pour l’année 2018.

Parmi ces lieux pour le moins exceptionnels, on peut retrouver le Sri Lanka, Tbilissi, Buenos Aires, Namibie, Grèce, Portugal, Rwanda, Nashville, Singapour, Flandre/Hauts de France, Bristol, Paris, Maurice, Seychelles, Perth, Russie, Abu Dhabi et Amsterdam.

Voici ce que l’on peut lire sur le Rwanda :

  1. Rwanda
    Il a parcouru un long chemin en deux décennies. Autrefois synonyme de tragédie, le Rwanda est devenu une destination incontournable pour les amoureux de la faune. C’est le pays des gorilles dans la brume, et l’attraction numéro un (même en dépit d’une hausse abrupte des frais de suivi) reste la chance d’une rencontre rapprochée avec un dos argenté battant la poitrine dans le parc national des volcans. La croissance de la population de gorilles de montagne du Rwanda – de 250 dans les années 1980 à environ 600 aujourd’hui – n’est pas la seule bonne nouvelle. Un programme récent a vu la réintroduction de lions et de rhinocéros noirs dans le parc national de l’Akagera. Et depuis que RwandAir a lancé des vols directs entre Gatwick (Londres) et Kigali en mai (trois par semaine), il n’a jamais été aussi facile d’y arriver.

PanorAct

Sciences et technologies : La Cea veut faire des villes africaines de vrais hubs de l’innovation

Faire des villes africaines de vrais hubs de l’innovation, c’est ce que veut la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (Cea). En tout cas, c’est ce qu’a déclaré, le 28 novembre 2017, Kasirim Nwuke, chef de la Section des nouvelles technologies et de l’innovation de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique. La Cea organise, à Dakar, en partenariat avec le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, la quatrième édition du Dialogue d’experts de haut niveau sur la science, la technologie et l’innovation et du Programme de transformation de l’Afrique. Le thème retenu pour cette édition est : « Enseignement supérieur, Sciences, technologie et innovation dans l’Agenda d’intégration et de développement de l’Afrique ».
Selon Kasirim Nwuke, il y a un lien fort entre l’enseignement supérieur et la science, la technologie et l’innovation. « Il faut faire des villes de vrais hubs de l’innovation. Ce qui nous permettra de faire de grandes avancées et ainsi respecter les Objectifs de développement durable et l’Agence 2063 de l’Union africaine », a-t-il avancé, soulignant qu’« il faut aussi agir collectivement et individuellement dans la science et la technologie pour l’atteinte des Odd et l’agenda 2063 ».

Pour le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le Pr Mary Teuw Niane, l’absence de maîtrise des technologies de base et des technologies avancées, l’absence d’innovation, un insuffisant infléchissement des politiques de formation vers les Stem enlèvent toute possibilité aux pays africains de participer, avec des chances de succès, à la compétition internationale autour de l’économie du savoir. « Toutes nos forces doivent être mobilisées dans cette perspective. Les pays développés se mettent ensemble pour le développement de hautes technologies. Dans le cadre de l’intégration régionale et africaine, nos gouvernements doivent travailler à mettre en place des infrastructures de recherche régionales et africaines pour mutualiser les ressources financières et humaines », a-t-il déclaré.

Oumar NDIAYE | Le Soleil

Israël et les Etats-Unis via l’USAid signeront lundi à Jérusalem un accord afin de permettre aux entreprises israéliennes de profiter des opportunités du programme ‘Power Africa’. 

Il s’agit d’une initiative lancée en juillet 2013 en Tanzanie, par président  américain Barack Obama pour permettre un meilleur accès à l’énergie dans six pays africains: Tanzanie, Kenya, Ethiopie, Ghana, Libéria, Nigéria.

Coordonné par l’Agence de coopération US, le programme a l’ambition de connecter 60 millions de ménages au réseau électrique d’ici 2030 et d’augmenter la capacité installée de plus de 30 000 MW d’ici à la même période en Afrique subsaharienne, où les deux-tiers de la population n’ont pas accès à l’électricité. 

Initialement, l’accord aurait du être signé à Lomé en octobre à l’occasion du Sommet Afrique-Israël qui a été reporté.

http://www.republicoftogo.com

(Agence Ecofin) Les acteurs publics et privés du secteur des TIC et télécommunications rwandais se mobilisent pour accélérer l’adoption de l’Internet haut débit partout au Rwanda. Ils se sont réunis à cet effet à Kigali, le 16 novembre 2017 au cours du Rwanda Internet Governance Forum, organisé par l’Association des Technologies de l’information et de la communication du Rwanda sous le thème : « le haut débit comme service ». Au cours de cette rencontre, les différents acteurs présents - opérateurs télécoms, fournisseurs de services, régulateurs du marché télécoms, représentants du gouvernement - ont convenu de renforcer leurs partenariats.

Faciliter l’accès de tous au haut débit, Charles Gahungu, le directeur technique de Korea Rwanda Network (KTRN), le fournisseur en gros de connectivité 4G, estime qu’il est devenu primordial. « Bien que le haut débit ne soit pas un besoin fondamental pour la survie humaine, son importance en tant que technologie de communication centrale de notre époque est indiscutable. La vérité c’est qu'il devient une utilité publique essentielle.», a-t-il souligné.

Sur le terrain, selon les dernières statistique de l’Autorité de régulations des services du Rwanda (RURA), seul 51.40% du territoire est couvert par la 4G tandis que 64.30% de la population accède à cette connectivité. La performance qui est meilleure que celle de plusieurs pays d’Afrique est cependant jugée insuffisante par les acteurs publics et privés du secteur TIC et télécoms local au regard de l’impact que le haut débit peut avoir sur l’économie nationale et la bonne gouvernance.

La technologie, au-delà de l’amélioration des conditions socio-économiques des consommateurs, a le pouvoir de développer les activités des opérateurs, de soutenir l’innovation, de booster l’industrie et susciter la création de richesses. Elle est également indispensable dans l’amélioration du service public dans le cadre de la gouvernance électronique engagée par l’Etat.

Journal Ukuri- vol.101

Calendrier

« January 2018 »
Mon Tue Wed Thu Fri Sat Sun
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31